Pose des prothèses totales de hanche : apport de la voie antérieure et de la planification systématique au scanner

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Par le Dr Yves Rouxel, spécialiste en chirurgie orthopédique, arthroscopie et traumatologie du sport

La Clinique de l’Alma s’est dotée d’une table orthopédique spécifique permettant la pose des prothèses de hanche (PTH) par voie antérieure mini-invasive.

En complément de la planification systématique 3D au scanner (celui de la clinique de l’Alma a été spécifiquement paramétré pour cet usage) et de l’emploi de prothèses modernes sans ciment, cela permet d’espérer une prothèse pratiquement « oubliée », avec plus de 95% de survie à 10 ans, sans complications ni usure, chez des patients opérés de plus en plus jeune (120.000 poses chaque année en France).

Après 30 ans d’évolution en effet,  les complications habituelles des PTH à type de descellement et d’usure avaient mobilisé la recherche sur les implants eux-mêmes mais pas sur la façon de les poser (voie d’abord, méthodes conventionnelles de planification en 2D).

L’enjeu est pourtant une normalisation de la marche après prothèse et ce quel que soit le patient, son âge, son type d’activité sportive et la cause de la destruction de l’articulation de la hanche.

Dans ce cadre, des progrès décisifs ont été réalises depuis une dizaine d’année avec :

– l’utilisation plus répandue de la voie antérieure (sans aucune section musculaire, permettant dans sa forme mini-invasive la pose d’une PTH avec un abord de l’ordre de 7cm), mais qui est plus exigeante sur le plan technique et qui nécessite l’utilisation d’une table orthopédique spéciale, présente à la Clinique de l’Alma.

prothèse hanche

– l’utilisation de la planification informatique en 3D à partir d’un simple scanner réalisé dans l’établissement (paramétrage spécifique de l’appareil), permettant de prédire de façon plus précise les composants à poser lors de l’intervention.

prothèse hanche scanner 3D

Cette approche permet au final :

– d’optimiser les résultats fonctionnels et la satisfaction de patients toujours plus sportifs et/ou exigeants, sans logistique lourde et de façon désormais routinière.

– de sécuriser le geste et de le rendre plus rapide, en augmentant sa reproductibilité (choix et positionnement idéaux des implants).

– de faciliter la rééducation postopératoire, avec à la clef un séjour hospitalier écourté et un travail de kinésithérapie ultérieur plus valorisant pour les deux acteurs concernés.

– d’espérer un retour rapide à la vie normale, avec une prothèse « oubliée », chez un patient impliqué et responsabilisé.

– d’espérer une longévité accrue de la PTH chez le sujet jeune et actif, dont les caractéristiques anatomiques et biomécaniques auront été restituées le mieux possible (en l’informant néanmoins du risque plus important d’usure en cas de pratique sportive intensive).

– d’éviter des ennuis prévisibles à court, moyen et long terme, ce qui est garant d’un résultat optimum à la fois pour le patient et l’équipe soignante.