Cancer du sein : l’Institut Français du Sein ouvre ses portes à Paris

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L’Institut Français du Sein ouvre ses portes à Paris, dans le 7e arrondissement, près de la Tour Eiffel, à l’initiative d’une équipe pluridisciplinaire d’éminents spécialistes cancérologues, chirurgiens et radiothérapeutes et sous l’impulsion de la Clinique de l’Alma.

Décidés à conjuguer leurs efforts, ces professionnels du cancer du sein ont décidé de fédérer leurs compétences autour d’un objectif ambitieux : améliorer la qualité et la rapidité de prise en charge des patientes atteintes de cancer du sein par une coordination plus étroite des soins et un accès aux innovations thérapeutiques majeures.

L’institut entend promouvoir une démarche d’excellence en balisant chaque étape du parcours de soins  des patientes par des critères de qualité: information irréprochable, rapidité de prise en charge, pertinence du diagnostic, accompagnement médical au-delà du soin strict de la maladie, etc.

L’idée de la création de cette structure inédite, présidée par le Dr Daniel Zarca, chirurgien oncologue et gynéco-obstétricien, est née d’un constat : le cancer du sein est encore trop souvent traité de manière imparfaite. Les trois « Plans Cancer » successifs se sont focalisés sur ce problème d’inégalité des soins, sans toutefois pouvoir offrir des réponses adaptées à tous les cas de figure.

A l’occasion de son positionnement dans le traitement chirurgical des cancers du sein et urologiques, la Clinique de l’Alma a souhaité ainsi mettre en œuvre les moyens pour réunir tous les acteurs du parcours de soins et les soins transversaux au sein d’un institut garantissant une accessibilité et une qualité d’excellence.

Pas de fatalité à une qualité des soins aléatoire      

« Nous créons aujourd’hui cet institut parce que nous ne nous résignons pas à cette pseudo fatalité qui rend la qualité des soins aléatoire et les chances de chaque patiente différentes », explique le Dr Marc Spielmann, cancérologue et spécialiste en oncologie médicale et pathologie mammaire. « Sans nous affirmer meilleurs ou différents de nos collègues, nous pensons qu’il est possible en rationalisant nos méthodes, en publiant et en expliquant nos référentiels, de mettre en place une prise en charge d’excellence. C’est un objectif ambitieux et nous mettons tous les facteurs à contribution pour y parvenir ».

Le cancer du sein consiste en une tumeur maligne de la glande mammaire. Il touche 10% de la population féminine. Environ 1,4 million de femmes sont diagnostiquées avec cette maladie chaque année dans le monde et 460.000 en décèdent. En France, il représente près d’un cancer sur trois. Chaque année, plus de 11.000 femmes en décèdent, soit environ une femme toutes les heures.

La pratique de l’excellence en cancérologie ne doit rien au hasard ou à la seule qualité des soignants. Une somme de critères, définis par des agences médicales et sanitaires (Institut national du Cancer, Haute Autorité de Santé), des sociétés savantes (groupe des RPC de Nice Saint-Paul, Société Française de Sénologie et de Pathologie Mammaire), des sociétés internationales (groupe de St Gallen, ASCO, NCCN), fournissent aux soignants un cadre médical précis.

« Et pourtant, les exemples de dysfonctionnement de la chaîne de soins abondent trop souvent : des équipements surchargés et donc non disponibles, des spécialistes pas assez nombreux et donc des délais lourds, un circuit de biopsie non optimal et donc des risques d’imprécisions dans l’analyse, etc. », pointe le Dr Spielmann.

Une prise en charge immédiate avec des engagements sur les délais

« Notre ambition est d’éviter tous ces dysfonctionnements et d’offrir ainsi une prise en charge immédiate, dès la première journée d’accueil, avec la désignation d’un cancérologue référent, pouvant conduire rapidement à un diagnostic et une solution thérapeutique concertée dans des délais particulièrement brefs. Ainsi, entre la fin des explorations et le début des soins (souvent chirurgicaux), nous nous engagerons sur un délai de sept jours, là ou parfois il faut attendre quatre à huit semaines », détaille le Dr Marc Bollet, oncologue et radiothérapeute.

Pour cela, il est nécessaire de repenser un parcours de soins qui passe par un décloisonnement des spécialités.

« La solidité d’une chaîne se mesure à son maillon le plus faible  et l’on risque alors blocages en cascade, délais qui se multiplient, etc. Tandis que si une coordination rigoureuse des soins est mise en place, les délais peuvent être réduits drastiquement et la qualité s’en trouve très améliorée », souligne de son côté le Dr Daniel Zarca.

 

Un réseau de partenaires pour un accès sans restriction aux dernières innovations

Enfin, l’accès rapide des patientes à l’innovation médicale est également un des engagements forts de l’Institut.

« De nombreuses innovations viennent bouleverser le traitement des cancers. Il est important que les malades puissent y avoir un accès sans restriction. Nous avons travaillé en ce sens », explique le Dr Marc-David Benjoar, spécialiste de la reconstruction mammaire sans prothèse par lambeau abdominal DIEP.

Pour parvenir à garantir l’excellence de la prise en charge, l’Institut Français du Sein a bâti un réseau de partenaires par le biais de plusieurs conventions, qui permet d’offrir aux patientes un accès sans restriction aux innovations qui bouleversent le traitement du cancer du sein ces dernières années.

Ce réseau mis en place comprend ainsi :

– la Clinique de l’Alma, seul établissement privé parisien à offrir un plateau technique lourd permettant la réalisation de prothèses mammaires immédiates (sans implant en silicone) par lambeau libre microchirurgical abdominal DIEP.

– la société Genomic Health, basée en Californie. Elle fournit le test Oncotype DX, un test génomique permettant de limiter jusqu’à 30% le nombre de chimiothérapies inutiles pour les patientes.

– le pôle oncogénétique du GCS des Hauts-de-Seine et le CHU de Montpellier, afin de proposer une prise en charge en oncogénétique (recherche de mutation constitutionnelle, dépistage ou prévention au sein de la famille et personnalisation du traitement).

– l’Institut de cancérologie Hartmann de l’Hôpital Franco-Britannique. Ce centre à la pointe de la modernité dispose notamment d’un plateau technique complet de radiothérapie, avec 5 accélérateurs linéaires, et offre les techniques permettant de réduire au minimum les séquelles de la radiothérapie. Il offre aussi un recours aux chimiothérapies et aux dernières thérapies ciblées.